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#010

FAIM EN GRANDE-BRETAGNE :
L’ARCHEVÊQUE DE CANTORBERY TIRE LA SONNETTE D’ALARME
Le Monde.fr avec AFP (08.12.2014)

« Selon le Trussell Trust, l’une des plus importantes associations de gestion des banques alimentaires, le nombre de personnes faisant appel à l’aide alimentaire est passé de 128 697 en 2011/2012 à 913 138 en 2013/2014. »

Nous vivons dans un monde étrange. L’Union Européenne a des vaches si productives qu’elle est obligée de jeter une part de la production, inécoulable sur le marché. On achète, encore et encore, et puis on jette. On jette énormément. Pendant ce temps-là, on nous parle de la faim en Afrique, du changement climatique et de ses conséquences sur l’apauvrissement de ces populations déjà fragiles. On voit des images d’enfants gonflés, les yeux dans le vague, avec en arrière-plan une mère éplorée.

Mais notre monde est si étrange que même dans les pays les plus développés, on souffre de la faim. Cet article prend pour exemple la faim en Grande-Bretagne. Il en est de même aux Etats-Unis et certainement par chez nous. Pendant que nous faisons la liste des courses pour Noël, féroce compétition dans les hypermarchés, entre pintade et foie gras bon marché, on ne pense pas à ce qu’il se passe en dehors. Parce que quelque part, c’est trop révoltant pour pouvoir être vrai. Parce que la vie est devenue plus abordable qu’avant (malgré l’interminable montée des prix), que notre merveilleuse manie de vouloir ce que les plus riches ont nous permet aujourd’hui de nous glisser dans un pull en cashmere (produit dans on ne sait quelles conditions) pour moins de 100 euros. La vie est douce, malgré l’inflation. Paradoxe.

Ce n’est pas que la faim dans les pays développés n’existaient pas par avant. C’est simplement que nous sommes incapable de la réduire, alors qu’on se presse devant les Objectifs du Millénaire pour le Développement, tentant de faire disparaître la faim en Afrique subsaharienne, sans même prendre le temps d’examiner la situation dans notre propre pays. Je ne sais pas si c’est de l’hypocrisie ou de l’ignorance. Les deux, certainement. Je regarde les restes de notre soirée d’hier, des morceaux de chou chinois en bataille, et je me coupable de ne même pas savoir.

PS : Heureusement qu’il y a des gens plus doués que moi dans la vie.

***

Listening to: Every Single Day – Non-fiction (Pinocchio OST)

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